Leipzig, Allemagne : un engin de construction Eurovia-Vinci enflammé

Nous relayons ici le communiqué associé à une action contre le constructeur de taules vinci.

Source : https://de.indymedia.org/node/34124

Nous détestons la prison, beaucoup de nos compagnon.nes y sont enfermé.es, torturé.es pour certain.es; les taules sont le noyau dur de l’exécution de l’ordre régnant. Vinci construit des taules, ce véhicule appartient à Vinci, voilà pourquoi nous avons voulu le brûler. Le raisonnement qui a conduit à l’incendie de cet engin de construction le 24 juin est en fait aussi simple que ça.

La chose pourrait cependant être aussi représentée un peu différemment : nous nous trouvons dans un monde qui est trop complexe pour pouvoir dire toujours clairement ce qui est lié de quelle manière avec quoi. C’est ainsi que l’on voit les gens qui réparent la rue pour une quelconque filiale dans le réseau des entreprises de Vinci, un des plus gros groupes de construction du monde. En fait, ces gens-là n’ont rien à faire avec la construction de taules. Le véhicule n’a même pas été utilisé pour construire des taules. Est-ce que les activités méprisables d’une partie d’une entreprise géante peuvent conduire à frapper une autre partie de cette entreprise ? Pourquoi brûler ce véhicule choisi presque au hasard, et pas aller faire des dégâts sur le lieu d’une taule en construction ?

L’ordre régnant nous contraint chaque jour : à l’école, au travail, à la nationalité, à la soumission aux stéréotypes de genre etc. Il est très créatif et ouvert dans le choix de ses moyens. Cette agression de l’état contre les gens se produit continuellement. C’est ainsi que l’état et ses hommes de main méritent tout autant d’être agressés, à chaque instant et de façons variées. La complexité et la dissimulation des rapports de force ne nous empêche pas de rendre les coups quand et où cela nous plaît.

Salutations solidaires au syndicat de prisonnier.es qui doit aussi repousser, avec son influence croissante, l’animosité perfide de l’administration pénitancière.

Beaucoup de force aux anarchistes Anna et Sylvia, qui se battent avec leur grève de la faim dans la prison de l’Aquila pour la fin de l’isolement sous le régime 41bis.

Liberté pour tou.te.s les prisonnièr.es !